Fnaam - présentation

Fédération Nationale des Associations d'Accueil des Marins

Banière du site de la FNAAM

Exemple de soirée dans un seamen's club


   Fondée en 1998 par l'Administrateur Général des Affaires Maritimes (2S) Alain COUDRAY, la Fédération Nationale des Associations d'Accueil de Marins (FNAAM) regroupe vingt associations de la métropole et une de la Réunion. Ces associations sont situées dans les ports de : Dunkerque, Calais, Rouen, Le Havre, Saint Malo, Brest, Lorient, nantes-Saint Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, Port La Nouvelle, Sète, Port de Bouc, Marseille et La Réunion. Dunkerque, Le Havre, Nantes-St Nazaire et Marseille regroupent plusieurs associations, compte tenu de leur étendue. La FNAAM est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et est sans but lucratif, elle n'a aucune affiliation religieuse, politique ou syndicale.







   Le but de la Fédération est de regrouper, sans porter atteinte à leur autonomie, les différentes associations d'accueil maritime disséminées sur le littoral pour assurer:

   - Une meilleure information réciproque entre toutes les associations de manière à échanger sur les initiatives prises, les obstacles rencontrés, les partenaires découverts, les solutions trouvées face aux multiples problèmes posés par l'accueil du marin.
   - Une coordination la plus efficace possible des actions entreprises face aux problèmes tels que ceux posés par les équipages abandonnés à bord des navires saisis pour là aussi profiter de l'expérience acquises par les uns et les autres.
   - La représentation et la défense des associations auprès des autorités ayant un pouvoir de décision concernant nos problèmes.
   - Le développement d'une coopération internationale avec les associations partageant les mêmes buts.


Un véhicule d'un seamen's club

   Les associations regroupées au sein de la FNAAM:
   - accueillent les marins français et étrangers en escale dans les ports français dans des foyers nommés Seamen's Club ou Seafarers Centre;
   - organisent des visites à bord des navires pour rencontrer et rendre service aux marins qui ne peuvent pas quitter leur navire durant l'escale;
   - visitent les marins hospitalisés à la suite d'un accident ou d'une maladie;
   - apportent une aide humanitaire aux équipages en difficulté ou abandonnés.

   L'ensemble des associations a accueilli plus de 85 000 marins en 2015 grâce à l'action de 220 bénévoles et une trentaine de salariés. La valorisation du travail des bénévoles représente 350 000 €. Les véhicules qui permettent aux marins de se rendre au foyer d’accueil puis de regagner leur navire amarré souvent à plusieurs kilomètres de là, la plupart financés par ITF Trust, ont parcouru plus de 400 000 km en 2015. La somme des Les bénévoles visitent les bateaux en escale charges de l'ensemble des associations dépasse le million d'euros.

   En promulguant le Décret n°2005-507 du 11 mai 2005 portant publication de la convention n° 163 de l'Organisation Internationale du Travail sur le bien-être des gens de mer , en mer et dans les ports, la France s'est engagée à veiller à ce que les moyens et services de bien-être soient fournis aux gens de mer tant dans les ports qu'à bord des navires et elle doit veiller à ce que les arrangements nécessaires soient pris pour le financement des moyens et services de bien-être fournis conformément à la convention (1). La question du financement pérenne des structures adhérentes reste un sujet de préoccupation majeur pour la FNAAM. Lors de l’examen au Parlement début 2016 de la proposition de loi sur l’économie bleue, la FNAAM a obtenu le vote d’un amendement modifiant le Code des Transports sur les droits de port. Il va être désormais possible au plan règlementaire de faire contribuer les armateurs au financement du bien-être de leurs marins en escale.


   (1) Ces mêmes engagements découlent de ratification de la Convention du Travail Maritime de 2006 qui est entrée en vigueur en août 2013 et se substitue à la 163. A noter que toutes les dispositions de la CTM 2006 ont été rendue obligatoires par la directive européenne 209/13.